Articles de presse

 

Pierre  Bourachot  
de Banon Culture
( juillet 2010 )

Entre le sud de la France où elle réside et des périodes africaines,

Anne LUSCHER vit chaque toile comme une aventure, un voyage, un lieu d’explorations, de recherches de passerelles entre des techniques artistiques et de franchissement des fossés culturels.

Passionnée par les origines de l’art et  son histoire, elle semble chercher, dans le particulier de son travail, l’universel de l’art visuel. S’inspirant des graphèmes : pictogrammes, idéogrammes et psychogrammes, elle parcourt le temps de l’art et l’espace de son champ d’action à travers les strates de ses compositions, alliant différents états d’être et de faire.

D’abord des traits non représentatifs, phase de délassement de répétition à tendance hypnotique, sorte de transe ; puis cacher par des papiers collants, la volonté s’affiche ; ensuite badigeonnage à l’huile, sable, médium vénitien et grattage après séchage, glacis. L’arrachage vient tout remettre en question, déterminé, mais aux effets parfois imprévisibles. L’artiste redécouvre son travail enfoui et y ajoute des signes à l’intention du spectateur qui se conduira en archéologue pour accéder à l’œuvre dans laquelle Anne rend hommage au peuple pygmée, menacé par l’exploitation de la forêt équatoriale et par le racisme dont il fait l’objet.

retour sommaire